Grand portrait de Blanche de Croix née Pieffort (1814-1841) par Claude-Marie Dubufe (1790-1864)
Mariée en 1832 à Ernest de Croix (1803-1874), marquis de Heuchin, sénateur et conseiller général de l’Eure
Vers 1832-1835
H 129 cm L 95 cm et avec cadre H 170 cm L 135 cm
Étudiant brillant, il devient élève consul en 1809. Destiné par son père à embrasser une carrière diplomatique, c’est un amateur de peinture qu’il pratique avec talent, fréquentant l’atelier de Jacques-Louis David depuis 1804 environ, qui voit en lui un véritable artiste et, selon la tradition familiale, persuade le père de ne pas détourner son fils des arts alors que celui-ci était sur le point de partir en Amérique. Son père lui coupa les vivres et il dut jouer le soir du violon dans un orchestre pour payer ses cours de peinture à l’atelier de David.
Il part en Italie en 1811 et est présenté à la famille d’Orléans. Dubufe est honoré de deux commandes officielles en 1824, la première pour La Naissance du duc de Bordeaux, et la seconde, pour commémorer Le Passage de la Bidassoa. Il commence alors une longue et brillante carrière de portraitiste de la noblesse et de la haute bourgeoisie.
Ce portrait de la marquise de Croix est donc tout à fait représentatif de ces grands portraits de la haute aristocratie réalisés sous la Restauration.
De nombreux musées conservent ce type de grands portraits tels le musée du Louvre dont le portrait de la famille Dubufe, et surtout le château de Compiègne, résidence royale, dont des portraits de la famille d’Orléans.
Nous trouvons également le même cadre en bois doré sur de nombreuses peintures. Lors de la commande des portraits, Dubufe devait donc proposer différentes solutions d’encadrement.

