Ensemble de quatre coupes en vermeil présentant les quatre continents. Epoque XIXème siècle

Ensemble de quatre coupes en vermeil très finement ajouré et repoussé présentant les allegories des quatre continents

D’après les gravures de Crespin de Passe de Oude, dont une série est conservée au Musée du Nouveau Monde de La Rochelle (ref P1T4R171421).

Epoque : XIXème siècle, dans le goût de la Renaissance.

Dimensions : H : 23 cm – Plateau : 30 cm x 26 cm.

Poinçons : 13 et une ancre

Paire d’aiguières en bronze patiné et doré. Attribué à André-Antoine RAVRIO (1759-1814), reçu maître fondeur en 1777.

Paire d’aiguières en bronze ciselé patiné et doré, sur des bases en marbre jaune de Sienne. La anse surmontée d’une tête de griffon mordant le col de l’aiguière, et terminée par une volute reposant sur un masque de satyre. La panse est ornée d’une frise de feuilles de lotus ; le tout sur un piédouche.

Epoque XIXème siècle

Dimensions : H : 51,5 cm – Base 12,5 x 12,5 cm.

Cabinet en laque du Japon d’époque Edo – Sur un piètement en bois sculpté et doré, circa 1670

Exceptionnel cabinet en laque du Japon d’époque Edo, sur un piètement en bois sculpté et doré. Paris, époque vers 1685

Etiquette de garde-meuble Royal Country Depositery, découpage d’un catalogue de vente comprenant la mention manuscrite Collection of Duke of Sussex.

Provenance Jean-Jacques Charron de Ménars (1644-1718) Collection du prince Augustus Frederick, duc de Sussex (1773-1843) Vente de ses collections, Christie and Manson, 1843
Collection privée, Angleterre

Dimensions : – Cabinet : H 79 cm L 92,5 cm P 52 cm- Piètement : H88 cm L 110 cm P 69 cm- Total : H 167 cm L 110 cm P 69 cm

Le cabinet en laque du Japon, à décor de paysages animés de perdrix, de hérons et d’oiseaux. Les deux portes en façade à charnières lancéolées et aux larges entrées de serrure à motif de phoenix en bronze doré, découvrant un intérieur de dix tiroirs en laque. Les coins et les angles renforcés. Flanqué de poignées de transport sur les faces latérales. Les laques présentent un décor de camaïeux d’or et d’argent avec de forts reliefs, et de renforts rouge sur les fleurs.

Il repose sur un piétement richement sculpté en bois doré. Sous une lingotière sculptée et ornée de lambrequins, la ceinture présente un chiffre dans un cartouche aux contours ornés de motifs végétaux et de larges guirlandes de fleurs sculptées. Elle repose sur quatre pieds en gaine sculptés de cariatides sur lesquelles s’enroulent les guirlandes de fleurs, et reliés entre eux par une entretoise en X. Le tout sur de larges pattes de lions.

Marque d’un Kanji à l’encre au dessous du cabinet ; et une étiquette descriptive rédigée en anglais sur le revers du vantail droit portant la mention manuscrite « collection Duke of Sussex ».

Notre piètement en bois doré est orné d’un chiffre dans un cartouche au centre de la ceinture. Ce monogramme est composé des lettres entrelacées CCJJM. Par la qualité de ce meuble, il est alors possible de relier ce chiffre à celui de Jean-Jacques Charron, marquis de Ménars (1643-1718), Président au mortier du  Parlement de Paris et Surintendant de la maison de la reine, mais aussi et surtout beau-frère de Colbert. Ce monogramme fut appliqué à de nombreuses reprises notament entre les nerfs de volumes de sa bibliothèque, celui-ci étant surtout connu pour l’extraordinaire richesse de sa bibliothèque après le rachat de celle du président Jacques-Auguste de Thou en 1680.

Le marquis de Ménars logeait à l’hôtel de Ménars rue de Richelieu, aujourd’hui disparu, ainsi que dans son domaine de Ménars, qui fut par la suite acquis par madame de Pompadour.

Notre cabinet et son piètement devaient donc très certainement orner une de ses deux maisons, alors élément important du décor alors en vogue et manifestation d’un statut social élevé.

Ce très beau piétement se caractérise surtout par l’extraordinaire richesse de ses éléments sculptés. Il est alors tout à fait possible de faire des rapprochements avec les piétements sculptés des cabinets réalisés par les plus grands ébénistes de la période comme Domenico Cucci, Pierre Gole ou même Charles Boulle. En effet les figures de cariatides aux quatre angles, semblant littéralement porter le plateau sur lequel repose le cabinet, présentent de grandes similitudes avec les piètements des grands cabinets de Charles Boulle comme celui de la collection du duc de Buccleuch à Drumlanrig Castle ou celui du Paul Getty Museum.

Bien souvent ces grands ébénistes parisiens travaillaient d’après les dessins de Charles Le Brun et de Jean Le Pautre, qui vers 1650-1660 élaborèrent ce type de piétement pour des tables, consoles ou suports de cabinet, consistant en des personnages en ronde bosse en substitution des pieds pour soutenir le plateau.

Une gravure par Jean Lepautre, datée vers 1650-1660 et conservée à la Bibliothèque Nationale de France, représente un riche cabinet dont le piètement comporte  d’importantes similitudes tant pour les figures sculptées, les guirlandes de fleurs, les pieds en pates de lion ou de par sa forme en générale.

Francesco Ladetti, dit Charles-François Ladatte (1706-1787), Triton et tritonesse se tenant sur le dos d’une tortue

Le sculpteur Francesco Ladetti, dit Charles-François Ladatte (1706-1787), et le bronzier Giovanni Paolo Venasca, Triton et tritonesse se tenant sur le dos d’une tortue, un dauphin à la main, vers 1740

Bronze doré

H 18 cm et H 16,5 cm

Oeuvres à rapprocher des bronzes ornant un coffret et son piètement en nacre et bronze doré réalisé par l’ébéniste Pietro Piffetti (1701-1777) en collaboration avec Ladatte et Venasca, conservé au Victoria & Albert Museum de Londres

Attribué à Cosimo CASTRUCCI (1536-1636), actif à Florence et Prague, « Marqueteur de pierres dures de sa majesté l’Empereur » dès 1592. Prague, circa 1610

Rare coffret en marqueterie de pierres dures ; agates, jaspes de Bohème et calcédoines, sur fond d’ébène. Attribué à Cosimo CASTRUCCI (1536-1636), actif à Florence et Prague, « Marqueteur de pierres dures de sa majesté l’Empereur » dès 1592

Prague, vers 1610

Atelier de l’Empereur Rodolphe II

H25,5 – L39 -P26,5 cm

Attribué à Cosimo CASTRUCCI (1536-1636). Plaque en marqueterie de pierres dures. Prague circa 1600-1610

Attribué à Cosimo CASTRUCCI (1536-1636), actif à Florence et Prague, « Marqueteur de pierres dures de sa majesté l’Empereur » dès 1592. Rare plaque en marqueterie de pierres dures, dite « commesso di pietre dure » ; agates, jaspes de Bohème et calcédoines, sur fond d’ardoise, dans un cadre en bronze doré.

Atelier impérial de l’Empereur Rodolphe II

Prague, circa 1600-1610

Dimensions : H22,5 – L31 cm

Originaire de Florence, la famille Castrucci travaillait dans les ateliers de Ferdinand Ier de Médicis(r.1587-1609), grand-duc de Toscane. Grand mécène et collectionneur érudit, l’Empereur Rodolphe II (1552-1612), Prince de la Maison des Habsbourg, Roi de Bohème et Empereur des Romains, y envoyait ses pierres les plus extraordinaires afin qu’elles soient incorporées dans de somptueuses créations.

L’Empereur vouait une passion  aux pierres dures auxquelles il reconnaissait des propriétés physiques et surnaturelles ; c’est ainsi qu’il invita Cosimo Castrucci et sa famille à venir s’installer à Prague pour y créer l’atelier impérial de tailleurs de pierres. Cet objet témoigne de leur virtuosité dans cet art alors en pleine apogée.

Les « commessi di pietre dure » sont des tableaux composés de pierres semi-précieuses taillées et incrustées, selon le mode de l’ « intarsia ». Cette technique qui remonte à l’Antiquité connut son apogée à la fin du XVIème siècle à Florence avec la commande par les Cours princières d’objets rivalisant de  préciosité.

Ainsi les rares objets tels que panneaux ou coffrets connus appartiennent aux collections muséales ou à de grandes collections privées.

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