Entrée de Jaen Jacques Régis de Cambacéres en son hotel particulier de la rue Saint Nicaise
Huile sur panneau de bois
Cadre en bois sculpté et doré d’époque Empire
Nombreuses étiquettes au dos :
– École Française début 19e, L’Hôtel Cambacérès dans la cour du Carrousel N°208 – Exposition des Vues de Paris, Galerie Knoedler, New York, 1939, N°6 – Exposition La Restauration, Galerie René Drouin, 1943 -Exposition Paris, Galerie Charpentier, 1944-1945 – Emballage et transport Gougeon, Monsieur Cailleux au 136 rue du faubourg Saint Honoré
Début XIXe siècle
H 29 L 41 cm et avec cadre H 41 cm L 53 cm
Dès sa nomination, Cambacérès choisit de loger à l’hôtel d’Elbeuf, dans la rue Saint Nicaise et face à la place du Carrousel, plutôt qu’aux Tuileries comme les deux autres consuls. Il le fit d’ailleurs meubler en puisant dans les réserves du Mobilier National afin d’assurer le rôle de représentation permanente qui incombe au second personnage de l’État. En organisant des réceptions somptueuses, Cambacérès marque la continuité des habitudes mondaines à travers les changements de régime et atteint le couronnement social qu’il a toujours recherché. Le faste l’entourant est d’ailleurs bien visible par cette impressionnant attelage et voiture lors de son entrée. L’hôtel d’Elbeuf, fut reconstruit à l’emplacement de l’ancien hôtel de Créquy en 1755 par Catherine de Rougé, duchesse d’Elbeuf. A partir de son occupation par Cambacérès, il fut également appelé Hôtel des Cent Suisses et il fut démoli en 1838.
Cette vue se révèle également tout à fait inédite aujourd’hui, l’ensemble des habitations entourant la place du Carrousel et le long de la grande galerie ayant été démolies pour créer une réelle perspective entre les palais du Louvre et des Tuileries.
Cette peinture figura dans de nombreuses expositions comme l’attestent les différentes étiquettes apposées au dos ce qui démontre l’intérêt de cette vue de Paris.

