Table de milieu

Renzo MONGIARDINO (1916-1998)

Table de milieu de forme rectangulaire, le plateau à décor de specimens de marbres, le piètement en bois fruitier vernis, la ceinture repose sur huit pieds gaine fuselés, reliés entre eux par un plateau d’entrejambes à plinthe.

Epoque XXème siècle

Dimensions : H : 86 cm – L : 221,5 cm – P : 87 cm. ( épaisseur plateau incluse : 3,5 cm.)

Provenance : ancienne collection de la comtesse Francesca Vacca Agusta, propriétaire de la Villa Altachiara, à Porto Fino, Italie 

Paire de chiens assis, Italie XVIIème siècle

Deux sculptures exceptionnelles présentant des chiens assis en marbre blanc

Italie, époque XVIIème siècle.

Dimensions : H : 83 cm – L : 58  cm – P : 33 cm.

Et H : 78 cm – L : 63 cm – P : 37 cm.

Restaurations anciennes.

Ces chiens d’une grande qualité et conservés dans un état remarquable sont à rapprocher de ceux présents dans « La grotte aux animaux » du jardin de la villa médicéenne de Castello, à Milan, et datés du troisième quart du XVIème siècle.

Milano profana nell’eta dei Borromeo, par Alessandro Morandotti, edition Electa 2005, illustration p124. (voir illustration)

On retrouve également des chiens du XVIème siècle dans l’exceptionnelle collection d’animaux sculptés du Vatican à Rome. La salle des animaux abrite quelques chiens d’une remarquable qualité, auxquels nous pouvons comparer les nôtres.

Il serraglio di Pietra. La sala degli animali in Vaticano, Edizioni Musei Vaticani :  inv 490/ cat 40 – inv 425/cat 140 – et inv 431,cat 159. (voir les trois illustrations)

Paire de bustes en hermès

En marbre blanc sculpté. 

Epoque seconde moitié du XVIIème siècle.

Dimensions Femme : H : 48 – L : 31 – P : 21 cm et homme :  H : 48 – L : 33 – P : 21 cm 

Ces bustes sont attribués au sculpteur français Antoine GIRARDIN, ou GERARDIN ( Paris 1647- ?)

Il étudia à l’Académie de 1686 à 1690, où il reçut plusieurs prix, dont le premier prix en 1688. On trouve malgré cela peu de traces de ses commandes.

Le Musée de Rennes conserve dans ses collections  quatre bustes en hermès qu’il réalisa, signés au dos A. GERADIN F.1694, et représentant un jeune homme, une jeune femme, Bacchus, et Silenus. La grande similitude dans le traitement de nos œuvres et celui de la suite appartenant au musée peut nous laisser supposer qu’ils sont tous issus de la même commande. (voir reproduction)

Statues de Saint Pierre et de Sainte Florence

Statues de Saint Pierre et de Sainte Florence en marbre blanc.  Sur les bases sont inscrites « S. Pietro M. » et « S. Florenza V. »

Dimension : H : 102 cm. 

Epoque XVIIIème siècle. 

Travail attribué à Giovanni Maria MORLAITER (Venise, 15/02/1699 – 22/02/1781), école de Venise.

Saint Pierre est très aisément reconnaissable à ses attributs, un livre et deux clés, l’une en or, célèste et l’autre en argent, terrestre, qui lui permettent d’ouvrir et fermer les portes du Paradis.

Sainte Florence est plus énigmatique. Elle est représentée sous les traits d’une jeune fille aux cheveux dénoués, portant la main sur le coeur. Trois saintes sont connues sous ce vocable: Sainte Florence d’Agde, Sainte Florence de Carthagène, et Sainte Florence de Comblé.

Chaque statue est un monolithe de marbre blanc, conçu pour être vu en contre-plongée. L’artiste a accentué les membres supérieurs, et soigné les « dessous » des drapés aux plis étudiés. Sainte Florence, douce et apaisée, retient sa toge d’une main dans un léger contrapposto, esquissant un pas, l’autre main sur le cœur. 

Saint Pierre donne par opposition une impression de fermeté, renforcée par un regard plus sévère. Les deux saints sont vêtus à l’antique, de simples broches ou fibules retenant les étoffes. 

Si la pose, très statique, avec les têtes légèrement inclinées, reprend des canons médiévaux, le traitement élégant et maniériste des tissus aux plis adoucis, sans cassures franches, et le traitement très particulier des avant bras et des mains de Saint Pierre, l’ensemble du traitement de ces sculptures, sont autant d’éléments qui nous permettent d’attribuer avec grande conviction ces œuvres à Giovanni Maria Morlaiter, considéré comme l’un des plus grands sculpteurs vénitiens du XVIII° siècle. 

La richesse du matériau, marbre blanc fort onéreux, peut laisser présumer que ces sculptures étaient destinées à la chapelle peut-être privée d’un important commanditaire.

Giovanni Maria Morlaiter :

Il fut l’un des membres fondateurs de l’Académie des Arts de Venise. 

Moraliter a réalisé presque toutes les sculptures de l’église de Gesuati à Venise, un véritable chef d’œuvre. L’artiste est est couvert d’éloges par plusieurs historiens de l’Art,  Hugh Honur l’érige en « l’un des plus talentueux sculpteurs de Venise au XVIIIème siècle(1) , Semenzato le décrit comme « l’interprète le plus brillant du rococo vénitien » (2).

Son premier travail pour l’église fut la Gloire des anges (1738), sur le deuxième autel de droite ; puis on lui commanda toutes les autres œuvres principales de sculpture de l’église. Abraham(1754), Jesus et le centurion (1754), Aaron (1750), Jesus guérit les aveugles (1750), Saint Pierre (1744), Saint Pierre se promenant sur l’eau (1755), et quelques sept autres. 

D’autres œuvres de Morlaiter présentes dans des églises de Venise :

  • statue de Saint Gerolamo Emiliani (1767), église Santa Maria della Salute, Venise
  • statue de Madonna del Rosario, église San Geremia, Venise

Buste de Britannicus

Buste de Britannicus jeune ( 12 février 41 – 11 février 55)

Buste d’après l’Antique, en marbre blanc sculpté, reposant sur un piédouche en marbre Portor mouluré.

Italie, époque fin du XVIIIème siècle.

Dimensions : H : 51 cm – L : 35,5 cm 

Britannicus est le fils de l’empereur Claude et de sa troisième épouse Valeria Messalina. Héritier direct de l’empereur Claude, il meurt  empoisonné la veille de ses quatorze ans. L’histoire désigne Néron, son frère adoptif, comme étant le commanditaire de cet assassinat.

Le Louvre conserve une sculpture en marbre présentant  « L’Impératrice Messaline portant l’enfant Britannicus ». 

Victoire d’Hercule sur Anteous

Rare groupe sculpté en plomb.

Italie, époque fin du XVIIème siècle.

D’après le modèle de Stefano MADERNO (1576-1636)

H 60 cm L 31 cm P 26 cm

Hercule soulève Antée afin qu’il ne touche plus le sol.

L’HISTOIRE :

Antée, roi de Lybie, était le fils de Poséidon et de Gaia la Mère-Terre, mais certains affirment que Gaia l’aurait conçu toute seule. Antée était un géant vivant dans une caverne située sous une falaise, qui se nourrissait de chair de lion et dormait à même le sol afin de conserver et d’accroître sa force colossale. Ses facultés à pouvoir prendre des forces lorsqu’il était en contact avec la Terre (Gaïa étant sa mère) le rendaient invincible. Sans pitié, celui-ci forçait les étrangers qui pénétraient sur son territoire à lutter contre lui jusqu’à épuisement, pour ensuite les tuer.  Il exhibait ensuite leur dépouille sur le temple paternel.

On ne sait pas si c’est Héraclès, décidé à mettre fin à cette pratique barbare, qui défia Antée ou si c’est Antée qui défia Héraclès. Les deux pugilistes se préparèrent au combat: l’un et l’autre ôtèrent leur peau de lion, puis alors qu’Héraclès s’enduisait d’huile à la manière olympique, Antée se versait du sable chaud sur les membres afin d’accroître son contact avec la terre.

Héraclès avait décidé de ménager ses forces et de fatiguer Antée, mais, après l’avoir projeté sur le sol de tout son long, il fut stupéfait de voir ses muscles régénérer par la Terre-Mère. Les deux adversaires se prirent à nouveau à bras-le-corps et Antée se jetait volontairement sur le sol pour reprendre des forces ; Héraclès, comprenant alors sa manœuvre, le souleva de terre, lui brisa les côtes, et, malgré les terribles gémissements de la Terre-Mère, le maintint en l’air jusqu’à ce qu’il expiât.

La dépouille massive d’Antée fut ensevelie par Héraclès sous la colline du Charf près de Tanger, ville qui aurait été fondée par le fils d’Héraclès, Tingis, et de la femme d’Antée qui se nommait Tingé.

Rare table de bibliothèque en ébène massif

Table Ebene

Le piètement en ébène sculpté de forme rectangulaire, la ceinture agrémentée d’un médaillon central présentant des armoiries, sur huit pieds gaine très richement sculptés à décor de mufles et pieds de lions, reliés entre eux par une entretoise ajourée entièrement sculptée d’entrelacs et liannes. 

Le plateau en marbre à bec de Corbin.

Hollande, XIXème siècle.

Provenance : Porte une plaque en cuivre inscrite « DW Beckerman Arnhem » 

Dimensions : H : 75 cm – L : 181 cm – P : 98 cm

Guéridon circulaire

Guéridon circulaire, le plateau en marqueterie de marbres à décor géométrique entouré d’entrelacs stylisés ; il repose sur un piètement en bois finement marqueté, le fût central entouré de quatre pieds en gaine fuselés reliés entre eux par une entretoise en X, le tout sur des boules aplaties. 

Il présente de nombreuses essences de bois précieux : la ceinture et l’entretoise sont en bois massif de peuplier – la croix sous le plateau est en orme – la marqueterie emploie du palissandre, sycomore, érable –  les pieds présentent du sycomore teinté et bois de rose – les boules sont en noyer teinté 

 Italie, époque première partie du XIXème siècle.

Dimensions : H : 73 cm – Diam : 90,5 cm. 

Nota : le plateau restauré.

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