Buste d’homme Attribué à Claude-André DESEINE (1740-1823)

Buste d’homme en terre crue ; sur un socle en marbre bleu turquin.

Dimensions : H : 59 cm ( dont socle 13 cm) – L : 36 cm – P : 26 cm

C’est à Claude-André Deseine que nous proposons d’attribuer ce beau buste probablement sculpté dans les dernières années du 18ème siècle. Claude-André Deseine naît à Paris le 12 avril 1740 au sein d’une fratrie d’artistes dont il est l’aîné. Louis-Pierre Deseine (1749-1822) est lui aussi sculpteur et Louis-Etienne Deseine (1752-1783) est architecte de son état. Elève d’Augustin PAJOU (1730-1783) au sein de l’école académique, Claude-André est inscrit dès 1774 et reçoit en 1778 le troisième prix du quartier de Janvier (1). Il expose aux Salons de 1782, 1791 et 1793 avec un goût prononcé pour l’exécution de portraits (2).

Contrairement à son frère Louis-Pierre qui sera plutôt effacé lors des évènements révolutionnaires, Claude-André Deseine en épouse les idées et se rend ainsi utile comme sculpteur de personnalités. Il exécute notamment le portrait de Maximilien ROBESPIERRE (1758-1774) aujourd’hui conservé au musée de la Révolution française de Vizille(3), mais aussi le portrait de Mirabeau (4) ou encore le portrait de Lepeletier de Saint-Fargeau (5) ; voire le visage de l’épouse de Danton qui aura été exhumée quelques jours après son inhumation, sur ordre de son époux, pour en réaliser le moulage.

(1) Anne-Marie de Lapparent, Louis-Pierre Deseine, Paris, CTHS, collection Archéologie et Histoire de l’Art, n°32, 2012, p.21. (2) Sanchez P., Dictionnaire des artistes exposant dans les Salons des XVII et XVIIIème siècles à Paris et en Province, vol. 1, 2004, pp. 510-511. (3) Maximilien Robespierre , terre cuite, Vizille, musée de la Révolution française, inv. 1986-243. (4) Mirabeau, plâtre, 1791, Rennes, musée des Beaux-Arts, inv. 877.32.1 (5) Lepeltier de Saint-Fargeau, plâtre, 1793, Bourges, Hôtel Lallemant, musée des arts décoratifs.

Paire de consoles rechampies italiennes

Consoles de forme rectangulaire ; la ceinture est agrémentée en façade d’un ressaut central orné d’une tête d’animal flanquée de rinceaux stylisés, et bordée d’une frise de perles ;  Le tout repose sur des pieds en gaine fuselés surmontés d’un dé orné d’une fleurette. Plateaux en placage de marbre.

Provenance Italie, région de Naples.

Epoque fin du 18ème siècle.

Dimensions : H 95,5 cm – L 135 cm – P66 cm

Le modèle de nos consoles est à rapprocher de la paire conservée au Palazzo Milzetti de Faenza, et provenant du Duché de Modène et de Parme (Enrico Colle, Il mobile Impero in Italia, Electa 1998, ill. p 105-106).

Atterrissage périlleux d’un avion Broussard sur le tarmac de la galerie !

Broussard _ Vichot

En quête perpétuelle du nouvel objet qui nous fera frissonner, Philippe Vichot acquiert un avion MAX-HOLSTE MH-1521 Broussard.
Le n°24 d’une production totale de 396 exemplaires.

Avion de légende, le Broussard fut conçut par l’ingénieur Max Holste. Il entra en service en 1957 et le resta jusqu’en 1998.
Celui-ci connut un vif succès et fut construit à 396 exemplaires dont 47 pour un usage civil.
C’est un avion de liaison et d’observation qui fut principalement utilisé par les armées françaises entre 1957 et 1993.
Reconnu pour sa grande robustesse – les jambes du train d’atterrissage notamment – il permet d’opérer à partir de terrains non aménagés. Son double gouvernail de direction, inhabituel à l’époque pour un avion à ailes hautes, permet une grande précision dans le pilotage à vitesse réduite. Avec son moteur en étoile et ses ailes haubanées entièrement métalliques, il continue de susciter l’admiration des amateurs.

Seuls quelques uns de ces avions existent encore aujourd’hui ; certains préservés précieusement par des passionnés de l’aéronautique, d’autres exposés dans les musées.

En septembre 2018, parmi 60 aéronefs, 4 Broussard participent à l’aventure du Raid Latécoère-Aéropostale pour célébrer les 100 ans du lancement de la fameuse ligne aérienne reliant Toulouse à Dakar.
(Cf Lire l’article du Monde Afrique, Dans le sillage de l’Aéropostale(1/8), « Toulouse-Dakar à bord d’un Broussard, c’est le rêve d’une vie ». Par pierre Lepidi. Publié le 21 octobre 2018. )

Pour info descriptif :
Envergure : 13,75 M
Longueur : 8,60 M
Hauteur : 3,67 M
Vitesse maximale : 228Km/h

C. Guisnet

Hommage au Comte Patrice de Vogüé

La galerie tient à rendre hommage au Comte Patrice de Vogüé, décédé le 19 mars.
C’est avec grande tristesse que nous avons appris sa disparition. Passionnés du 17ème siècle, son épouse Cristina Colonna Di Paliano et lui, ont consacré ces trente dernières années à redonner sa magnificence au château de Vaux-le-Vicomte, joyau architectural du Grand Siècle. Nous avons eu le plaisir d’accueillir régulièrement le Comte de Vogüé à la galerie pour échanger sur ses dernières acquisitions, et l’avancée de ses travaux. Il s’est attelé à un chantier sans fin et c’est toujours avec la même étincelle et une motivation restée intacte qu’il nous parlait encore récemment de la rénovation d’une chapelle du château. Son pari est plus que réussi, le château est aujourd’hui le plus grand Monument privé de France.
Grand érudit et connaisseur, il avait l’oeil pour remarquer une broderie Louis XIV qui venait tout juste d’arriver à la galerie et qui attendait encore dans un coin d’être présentée, ou de percevoir la grande qualité d’exécution d’une pendule poupée en marqueterie Boulle dont l’état accusait encore les 300 ans passés sur une cheminée.
L’annonce du départ de nos deux cerfs grandeur nature en bronze pour les jardins de Vaux-le-Vicomte reste pour nous un moment magique. Majestueux, ils se dressent et se figent un instant pour échanger un regard furtif avec le maître et la maîtresse des lieux. Le Comte de Vogüé nous avait confié son émotion renouvelée chaque matin de croiser ces regards. L’homme ne manquait pas de poésie.
Nous aimons à penser que vues du ciel, les perspectives du château et des jardins qui l’entourent n’en sont que plus belles.

Le château de Vaux-le-Vicomte.
Construit pour le surintendant des finances du roi Louis XIV, Nicolas Bouquet, pour y faire sa demeure personnelle, ce chantier titanesque débuta en 1656 et fut inauguré en 1661. Il réunit les talents du premier architecte du roi Louis le Vau, du peintre-décorateur Charles Le Brun, et du jardinier André Le Nôtre.

http://www.vaux-le-vicomte.com

C. Guisnet

Tournage Secrets d’histoire: Lucrèce Borgia

Le 30 mars 2020, France 3 rediffuse l’émission « Secrets d’Histoire » présentée par Stéphane BERN, et consacrée à « Lucrèce Borgia, une femme au Vatican ».

Le 22 février 2018 la galerie avait eu le plaisir d’accueillir l’équipe de tournage de l’émission pour servir d’écrin à l’interview par Vincent Mottez de l’ écrivaine Geneviève Chauvel, auteure de nombreux ouvrages, qui nous livrait un récit passionnant et captivant sur la vie de la célèbre Lucrèce Borgia (1480-1519), fille du pape Alexandre VI, et duchesse de Ferrare.

Diffusion sur France 2 le 28 juin 2018.
Rediffusion sur France 3 le 30 mars 2020 à 21H05. Disponible en replay sur france.tv

Geneviève Chauvel, « Lucrèce Borgia. La fille du pape », édition Pygmalion-Gérard Watelet, 2000.

Vidéo ici

Monstres marins attribués à Severo Calzetta da Ravenna

Severo Calzetta da Ravenna (1496-mort avant 1543), attribués à

Deux monstres marins

Sculptures en bronze à patine brune

Dimensions : h : 9,5 cm – l : 13,5 cm  et h : 7 cm – l : 7,5 cm

Ces sculptures sont attribuées à l’artiste Severo Calzetta da Ravenna, actif à Ravenne et Padoue de 1496 à 1538, qui se fit remarquer par la réalisation de petits bronzes représentant des satyres ainsi que des tritons, ces êtres hybrides entre homme et poisson. Il les présente tantôt dansant, tantôt sous forme d’encrier ou encore de bougeoir, dans des positions contorsionnées très caractéristiques. 

Ses bronzes figurent parmi de nombreuses collections muséales prestigieuses, on peut notamment citer : Un bronze présentant un monstre marin “Triton” conservé au Staadlich Museum de Berlin, M39/107.

Un encrier en forme de monstre marin, conservé au Metropolitan Museum de New York, accession number 25.142.7.

Un flambeau représentant un triton mordu par un serpent, de l’atelier de da Ravenna , conservé au Louvre à Paris, inv OA6942.

Satyres dansant, attribués à Severo Da Ravenna, Fondation Bemberg de Toulouse, France.

Paire de vases en porphyre de Suède- Circa 1800-1810

De forme balustre, en porphyre de Suède, ornés de frises de bronze ciselé doré, sur une base carrée.

Epoque : vers 1800-1810.

Dimensions : h : 49 cm – D : 38 cm.

Une paire de vases d’un modèle très similaire aux nôtres fut offerte par Karl XIV John au Duc de Wellington. Elle est aujourd’hui conservée à Apsley House, résidence londonienne du Premier Duc de Wellington, qui abrite une remarquable collection de tableaux et objets d’art.

En tant que pierre dure, le porphyre est extrêmement difficile à tailler et à polir, et sa couleur varie du rouge au vert, présentant souvent des taches de Feldspath. Considéré comme la plus noble des pierres anciennes, il a toujours été associé au symbole du pouvoir.

Pendant la période Antique, le porphyre était extrait des Mons Porphyrites en Egypte, et présentait une couleur d’un pourpre profond.  Aussi dès que l’Empire romain pris le contrôle de l’Egypte, un grand nombre de pièces en porphyre furent produites, le violet étant la couleur impériale.  

Pour les mêmes raisons cet engouement eut lieu en France suite aux incursions napoléoniennes en Égypte et à l’établissement de l’Empire français. De nombreux objets du Grand Tour furent réalisés dans du porphyre, combiné avec  d’autres marbres.

A partir du 18ème siècle, c’est la Suède qui devint le principal centre d’extraction du prophyre.

Celui-ci fut découvert en 1731 dans la vallée d’Älvdalen, et Carl Linnaeus la remarqua en 1734 en voyageant à travers la région. En 1780, quelques expériences furent réalisées et Älvdalen devint rapidement le principal centre minier de porphyre, exportant sa production à travers toute l’Europe. L’architecte Carl Fredrik Sundvall fit sa réputation par la création de nombreux modèles de vases.

Venus au dauphin

Sculpture en marbre blanc. Signature illisible sur la base. 

Accidents visibles. Modifications au visage et restauration au nez du dauphin.

Italie, époque XVIIème siècle. 

Dimensions : H : 151 cm – L : 53 cm – P : 43 cm.

Paire de cassolettes

De forme balustre en agate et monture en bronze ciselé et doré. Elles sont décorées de cygnes en applique à l’épaulement réunis par une guirlande de feuillage sur la panse. Le couvercle est ceint de rais-de-cœur et de perles et présente un bouton de préhension en forme de grenade éclatée. Elles reposent sur des bases carrées décorées de lapis-lazuli et terminées par des pieds boules.

Restauration ancienne sur l’un des couvercles.

Epoque : début XIXème siècle

Dimensions : H 24 cm

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